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"Kristina Kuusisto soitossa oli sensuellia eleganssia."
Jukka Lind, Etelä-Saimaa 10.08.2010

 

" Dans l'intérpretation de Kristina Kuusisto il y avait du feu, passion et de l'emotion et aussi des explosisions dramatiques, qui ont motivé l'energie et des reactions de l'orchestre...sen hiljainen sointikauneus ja sielukkuus solistin ja orkesterin yhteisesityksenä sykähdytti."
  Heikki Helenius, Aamuposti 28.02.09

 

"Exquisitely done...this little gem of an evening...the bandoneon, played with huge commitment by guest musician Kristina Kuusisto..."
 Yorkshire Evening Post

 

"Ett mycket starkt intryck gjorde Kristina Kuusistos solospel pa bandoneon i tva soloverk av Astor Piazzolla. Man fick faktiskt intryck av att solistens restlösa satsning ocksa stimulerade orkesterspelet."

 Reidar Sunnerstam, Norrköpings Tidningar 06.03.07

 

La tête d’affiche

 

Kristina Kuusisto, bandonéoniste Le portrait

Elle tisse des fils entre Finlande et Bretagne

 

Bandonéoniste de réputation internationale,  la Finlandaise Kristina Kuusisto n’oublie pas de faire vivre son petit coin de Loguivy-Plougras.

 

Kristina Kuusisto à l’appareil. » Au téléphone, l’accent, peu fréquent sous nos latitudes, donne immédiatement

l’impression d’un voyage, renvoyant à ces deux U tout aussi inhabituels. Pour ceux qui ont fait de la blondeur un caractère obligé des pays scandinaves, c’est raté. Les longs cheveux de la Finlandaise sont noirs. Ses yeux, certes bleus, pétillent d’intelligence,

soulignant le sourire qui éclaire fréquemment son visage. Qui devient soudain concentré lorsqu’elle empoigne de son instrument

 

 

Le 4 novembre, Kristina Kuusisto donnera un concert de bandonéon solo dans la chapelle Saint-Yves à Loguivy-Plougras.

Un retour aux sources s’impose. L’histoire commence à Hyvinkää, à 40 km d’Helsinski, auprès d’un papa accordéoniste. « Le

père Noël m’a amené un accordéon quand j’avais 10 ans. J’ai étudié l’instrument, très développé  en Finlande, à l’Académie

d’Helsinski, l’équivalent du conservatoire supérieur de Paris» Kristina ponctue sa classe d’accordéon classique par un diplôme, équivalent

à un bac plus dix. Coup de foudre La voici aussi professeur d’accordéon à l’École de musique d’Hämeenlinna, soliste au Théâtre National

de Finlande, prolongement logique à ses études. Mais son existence a déjà basculé. « Je suis venue à Paris pour une résidence d’artiste de six mois à la Cité internationale des Arts. Là, j’ai rencontré le bandonéon. Je suis tombée amoureuse de l’instrument. Un vrai coup de foudre…» Au point qu’elle est prête à tout laisser tomber. « J’étais sur le point de finir mes études, en préparation de l’examen final.

 

 

Mais je n’avais qu’une envie : apprendre le bandonéon ! Je me suis forcée à rentrer à Helsinki pour l’examen. Et je suis revenue

ici pour tout recommencer avec le bandonéon. » Désordre Tout, vraiment ? Les deux instruments sont pourtant de la même famille ? « Mais les techniques de jeu sont complètement différentes. Je ne mens pas ! Le bandonéon est complètement illogique comme instrument. Les notes sont dans un désordre total. » À l’inverse de l’accordéon, où la gamme des notes va de haut en bas, ici, « c’est comme on avait mis les notes dans un chapeau avant de le secouer ! » Sans entrer dans les détails, il y a ainsi douze manières de jouer en do majeur… « C’est une gymnastique du cerveau. Comme je le dis souvent, c’est comme parler quatre langues à la fois… » Et pourtant,

Kristina Kuusisto va devenir « polyglotte » du bandonéon. S’installant un peu plus en France, elle entre au conservatoire national de Gennevilliers, « le seul endroit en Europe où l’on étudie le bandonéon », auprès du grand maître argentin Juan José Mosalini.

« Un an après, j’ai pu donner mon premier concert professionnel. Mon prof n’avait jamais vu quelqu’un apprendre aussi vite. » Ce qu’elle explique par son expérience de musicienne et un travail journalier. Son amour pour l’instrument n’a pas été déçu. « La sonorité

est ce que je cherchais avec l’accordéon depuis des années. Elle est tellement profonde et chaleureuse. » La fabrication en bois,

des mécanismes complexes ouvrent de larges possibilités harmoniques. La musicienne est attirée également par la musique

d’Astor Piazzolla et le tango nuevo. Elle se taille une réputation en tant que soliste et concertiste qui l’amène à jouer auprès d’orchestres

européens et dans des créations contemporaines. Avec sa collègue Mari Mäntylä, décacordiste, elle obtient une forme de consécration : leur Duo Dryades est nominé aux Emma Awards 2011, les victoires de la musique finlandaises, catégorie « musique classique »,

aux côtés de musiciens réputés. Une reconnaissance pour « deux instruments marginaux. Le bandonéon garde l’image du tango, de la musette, d’un instrument « barbare », regrette-t-elle. Or, on peut jouer de la musique savante. » La preuve, le troisième CD du

duo sera consacré à des oeuvres de Fauré, Satie, Poulenc… Des interprétations qui enchantent le public lors de fréquents concerts donnés dans le Trégor. Car Kristina Kuusisto s’est installée voici trois ans à Loguivy- Plougras, avec son mari et ses trois jeunes enfants, tous musiciens évidemment. Encore une histoire d’amour…« Mon mari est breton et, comme tous les Bretons, il est  r e t o u r n é dans son p a y s .

 

C’est un pays magnifique, magique. Je ressens des choses similaires avec la Finlande, ce lien avec la nature, c’est le même type de force. La mentalité des gens est proche. Je me sens parmi les miens…

»Kalevala et Barzaz Breiz Les liens entre les deux régions sont également musicaux. Particulièrement un précieux patrimoine

oral chanté. « Il y a chez nous exactement le même phénomène. L’épopée du Kalevala correspond au Barzaz Breiz ici, ces chants ont été collectés à la même époque que de La Villemarqué. La tradition est la même: on chantait pour raconter des histoires. » Férue de transmission, Kristina Kuusisto réfléchit à une méthode d’apprentissage de ce patrimoine auprès des jeunes.  

Dès son arrivée, elle a créé un quintet, Tango Nevez, avec des musiciens bretons pour jouer du tango. Elle a emmené  Yann Fanch Kemener et Brigitte Kloareg chanter en Finlande. Des Finlandais viendront en Bretagne à Noël… Et puis la néo-Trégorroise a lancé un cycle de concerts, le premier dimanche de chaque mois à Saint-Yves en Loguivy.« La chapelle est à deux pas de chez moi, je la vois tous les jours. Rien ne s’y passait… C’est un lieu idéal pour un petit concert intime. » En plus, il est suivi d’un goûter où le public peut déguster

des crêpes et des douceurs finlandaises dont « la fameuse tarte aux myrtilles ». Quant elle n’est pas à Loguivy, Kristina visite les salles de

concerts d’Europe. Et mûrit sans cesse des projets : ouvrir une classe de bandonéon à Morlaix, créer des oeuvres contemporaines.

« J’ai commandé des pièces à des compositeurs français. J’ai déjà eu six promesses. Le bandonéon a plein de possibilités inexploitées. C’est une boîte magique où l’on peut sortir plein de choses. »

 

Philippe Gestin,  le trégor – Jeudi 25 octobre 2012

 

 

ACCORDEON & accordéonistes

Entretien

Kristina Kuusisto Sensibilité et profondeur d’expression

 

Kristina Kuusisto est une bandonéoniste de renommée internationale (1). Cette artiste aime la profondeur sonore. Toujours en

quête de nouvelles perspectives, elle aime étudier les limites, susciter les extrêmes sonores.

 

 

Vous avez commencé par jouer de l’accordéon ?

J’ai débuté par l’accordéon classique. Cet instrument est arrivé dans ma vie comme un cadeau. Jepeux dire que c’est le père Noël (rires) qui me l’a apporté… Je suis d’une famille d’artistes, mon père jouait des musiques traditionnelles et folkloriques finlandaises (mazurkas, valses…) pour animer des bals à l’accordéon. Quant à ma mère, elle est artiste peintre. J’ai donc vécu dans un environnement artistique. Et pour cela, j’ai eu la chance de suivre assez vite des cours de musique et poursuivre un cursus académique. Et jouer très rapidement un répertoire d‘oeuvres contemporaines.

 

 

De l’accordéon au bandonéon ?

Vers la fin de mes études, alors que je me trouvais à Paris, on m’avait prêté un bandonéon. Dès que je l’ai touché et tenu dans mes bras, ça a été le coup de foudre. Diplômée de la Sibelius Academy en accordéon classique, j’ai donc décidé d’étudier ensuite le bandonéon à l’E.N.M. (2) de Gennevilliers sous la direction de Juan José Mosalini.

 

Vous aimez jouer sur le son, trouver les crescendos et decrescendos les plus “limites” ?

J’ai suivi des cours auprès de Hugo Noth en Allemagne, son travail sur le soufflet est très important. Il s’agit d’arrondir le son de l’accordéon et de manier le soufflet pour former le son. C‘est une démarche approfondie, qui permet de faire évoluer l‘instrument.

 

 

Jouer du bandonéon, c’est aussi s’approprier

un autre répertoire celui du tango…

Oui mais je ne suis pas allée vers le bandonéon à cause d’un style musical, le tango. C’est l’instrument qui me plaisait avant tout. J’étais attirée par une sonorité particulière. D’ailleurs, j’explore d’autres domaines musicaux. Je suis Finlandaise, je n’ai pas cette racine argentine qui me permettrait de vivre de l’intérieur le tango, je vais donc vers mes origines. J’écris des musiques nordiques pour bandonéon. Le son justement du bandonéon est fort différent de celui de l’accordéon dans ses rondeurs… Ses rondeurs. Sa flexibilité. Sa taille plus petite et plus légère, un soufflet qui tombe de manière équilibrée… Cette ergonomie très harmonieuse le différencie nettement de l’accordéon. J’ai dû réapprendre et désapprendre ce qui, pendant des années, était dans mes mains. J‘ai aimé chercher

les limites… La finesse, les couleurs dans l’extrême pianissimo, par exemple, du bandonéon. 

 

Vous continuez à jouer des deux instruments ?

Au départ, oui. Mais je suis maintenant en France depuis dix-sept ans et je ne joue quasiment que du bandonéon. 

 

Depuis une dizaine d‘années, vous avez participé à la création de nombreux spectacles ?

Des prestations assez variées. Le “Cabaret contemporain” de Mireille Laroche, “La Confession impudique”, opéra de Bernard Cavanna, compositeur qui apprécie beaucoup l’accordéon, l’opéra “Forever Valley” de Gérard Pesson, “Le Clown des neiges” musique de Coralie Fayolle, livret et mise en scène de Sugeeta Fribourg, “Merci Douglas, bonsoir” de Benjamin Hertz… Des spectacles éclectiques. Je suis également membre fondatrice du quintette londonien Tango Volcano et du quatuor parisien Tango Elan.

 

Vous vous produisez avec une guitariste dans un duo exceptionnel d’habileté, de subtilité et d‘élégance… 

Je joue en duo depuis une dizaine d’années avec la décacordiste Mari Mäntylä. Elle est d‘origine finlandaise également, a participé à de nombreux enregistrements pour des albums, des films…

 

Le décacorde et le bandonéon sont deux instruments sensibles et délicats qui permettent de jouer la diversité.

Avec Mari Mäntylä, nous proposons des oeuvres variées : un tango nuevo argentin qui côtoie en effet des danses folkloriques bretonnes s’alliant aux rythmes sud-américains. 

 

Dans le spectacle “Forever Valley”, vous aviez fait la connaissance du pianiste et compositeur Vincent Leterme (3), qui est aussi le directeur musical de la magnifique pièce de Henrik Ibsen “Peer Gynt”, sur une mise en scène d‘Éric Ruf (4) et qui fut jouée au Grand Palais à Paris de mai à juin 2012. 

Nous nous sommes retrouvés sur plusieurs spectacles comme “Le Cabaret contemporain”, Vincent était alors pianiste. J’ai aussi participé à l’un de ses ensembles, SIC (5). Nous avons joué ensemble dans l’opéra de chambre “Forever Valley”, adapté par l’auteur pour Gérard Pesson (6). Beaucoup d’oeuvres de Bernard Cavanna… “La Confession impudique”, “Messe, un jour ordinaire” pour voix soliste, choeurs et ensemble, avec trois accordéons : Franck Angelis, Bruno Maurice

 

Vous aimez faire appel à de nombreux compositeurs contemporains ?

Lors du festival “Musiikin Aika (Time Of Music)”, j‘ai joué une oeuvre de Juha T. Koskinen. Sinon, je fais appel à d’autres compositeurs en vue de créations solo pour bandonéon comme Oscar Strasnoy, Vincent Bouchot et bien sûr Bernard Cavanna.

 

Vous avez déjà participé à de nombreux enregistrements ?

Oui. “Catching Fire” avec l’ensemble Tango Volcano,“Kirmari” avec Mari Mäntylä, “La Chair du désir” de Benjamin Hertz, une oeuvre radiophonique pour bandonéon, soprano et bandes, l’opéra “Forever Valley” de Gérard Pesson, “Mon amie Émilie” de Paul Mefano /

Waldteufel, l‘Ensemble Fa, le film “The Truth About Charlie” de Jonathan Demme, le film finlandais “Mies ilman menneisyyttä” d‘Aki Kaurismäki.

 

Quels sont vos projets ?

De nombreux concerts avec de nouveaux répertoires. De la musiques médiévale, hispanique avec une vieille à roue et percussions aux chants bretons, en passant par des spectacles pour un jeune public ou des concerts en hommage à Astor Piazzolla avec mon quintette.

Propos recueillis par Françoise Jallot 􀁌

 

(1) : Kristina Kuusturo a donné beaucoup de concerts aussi bien en soliste, en formation qu‘en ensemble, notamment avec le théâtre national de Helsinki, la Péniche Opéra, Orchestre des Pays de Savoie, l‘Aalborg Symfoniorkester, Ars Nova, Le Banquet, l‘ensemble 2e2m, l‘Ensemble Fa, le Quatuor Las Malenas. Elle a participé à de nombreux enregistrements. Concertistesoliste, elle est accompagnée

dans les concertos Tres Tangos et Aconcagua de Astor Piazzolla par l’Orchestre des Pays de Savoie, l‘Aalborg Symfoniorkester, le Pori

Sinfonietta et le Staats Philharmonie Rheinland- Pfalz de Ludwigshafen, Norrköpings Symfoniorkester. 

(2) : École nationale de musique.

(3) : lire entretien page dans le n°122 page 22.

(4) : lire “Nous y étions” dans le n°121 page 6.

(5) : Vincent a participé à de nombreuses pièces de Georges Aperghis et a pris part à de nombreuses créations : celles de Gérard Pesson, François Sarhan, Vincent Bouchot, Jean Luc Hervé, François Paris...

(6) : avec Pierre Lassailly (clarinettes), Pierre-Stéphane Meugé, (saxophones), Caroline Delume (guitare), Fanny Paccoud (violon), Elena

Andreyev (violoncelle) sous la direction musicale de Vincent Leterme.

 

 

 

RONDO , SPEIRA

« Ce deuxiéme cd du Duo Dryades est dans la veine d'exigence esthetique du label ECM New Series. La finesse du bandoneon de Kristina Kuusisto et la puissance de la décacorde, guitare classique à dix cordes, de Mari Mäntylä donnent naissance à une sonorité harmonieuse qui puise ses influences dans le tango nuevo, musique classique et jazz. Cet ensemble très reussit de nouvelles compositions -spécialement commandés pour ce concept album- parviennent à créer une atmosphére sensible et facilement accesible. 

  A l'écoute du prémier morceau, la sonatine de Bouchot, Kristina et Mari véritables soeurs d'âme complices de longue date, font défiler naturellement les paysages...

La composition Mariatyyri de Iiris Kosonen plus dramatique apparaît sereine grâce à la légéreté de l'interprétation et au jeu rythmique extrement précis. 

  La sincérité et la cristallinité de jeu mettent en valeur le postimpressionisme de Sid Hille et les atmospheres orientales de Pekka Jalkanen.

  Finlandia, suite 4 mouvements de Harri Wesmann, est un cadeau joyeux aux sonorités latino-americaines et à l'ironie bienveillante.»

Kare Eskola, RONDO

 

 

Duo Dryades a enchanté les nombreux spectateurs venu à l'eglise de Loc Envel

 

Le petit de Loc Envel a une acoustique tout à fait particulière, ces ne sont pas les différents artistes qui se sont au fil temps produits là qui démentiront.

  Le Duo Dryades, composé de Kristina Kuusisto et Mari Mäntylä, as lui aussi profité de la qualité de rendu du son et de la qualité de l'écoute du public de l'autre soir à Loc Envel.   Tous les bancs de l'église étaient pleins. Le bandonéon et le décacorde ont littéralement envoûté l'assistance. C'est dans la silence de cathédrale que les notent de musique ont envahi ce site de culte., magique.

  Il est souhaité que le comité de l'animations de Loc Envel, Ker Braouig, qui a organisé la soirée, continue de réserver d'aussi belles surprises pour le public, ravi.

L'Echo, Août, 2010

 

« La richesse d'expression du bandonéon et du décacorde est éblouissante »,Les compositions et les arrangements étaient plein de pureté. Le répertoire du duo qui allait de la musique classique et contemporaine à la musique finlandaise au tango argentin a fait vibrer l'assistance tout au long du récital.   Ouest France 12.8. 2011 DINAN

 

Concert du 25 Août 2011 en ce lieu sacré, dédié jadis par

les Familles de Marins, à Notre Dame de la Garde.

 

Décor épuré où la ferveur prend tout son sens, force puisée dans la sincérité des croyances; et la voûte en clains de bois a restitué

la musiques des mots et des notes avec justesse. Depuis sa rénovation simple et belle, dans l'esprit du peuple d'alors,

c'était un concert inaugural où Kristina Kuusisto a démontré avec brio et sensibilité, que le bandonéon respire et conte, s'enthousiame

ou se recueille, un cheminement au parcours sonore rassurant, où chacune et chacun déambulent dans une communion....

on ne pouvait rêver plus bel hommage en ce lieu. Merci à Toi, kristina pour ce beau partage, pour un public, qui, conquis t'aurait bien applaudi encore et encore... Ce concert mérite un prolongement dans d'autres Chapelles... comme un été indien Finlandais.

Merci d'avoir accepté de participer au "Festival de Musique Classique

de Pordic" Luciãn Août 2011

 

 

TANGO NEVEZ, 10.12.2011

La très belle soirée cosy de la programmation culturelle municipale, samedi soir à l'Espace, a mis en lumière le génial Astor Piazzola avec l'excellent Quintet Tango Névez. Un groupe créé en 2010 qui évolue sur des partitions librement adaptées du tango de rue du compositeur Argentin. Un vrai trésor de collectage musical ! Des interprétations énergiques et sombres qui distillent une vibrante émotion dans la salle. Avec cette musique presque lancinante des amours tristes et révoltés qui cogne au coeur comme un marteau inarrêtable. Mené par une brillante Kristina Kuusisto, , Finlandaise éprise de Bretagne, dont le subtil bandonéon donne le ton, Tango Névez est un ensemble qui vit passionnément sa musique sur scène. A l'image de Christophe Lentz, violoniste, Roger Eon, guitariste, Alexandre Guhéry pianiste et Daniel Quéméner, contrebassiste. Un formidable voyage de rêve très réaliste dans les artères brûlantes et passionnelles de Buenos Aires. Un style torride et dépouillé, qui tisse sa trame conductrice sur les influences jazz, classique et traditionnelle. Inventif et émotionnel. Entre Soledad, Milonga del Angel ou Verano porteno, l'âpreté du style est prégnante. Quant aux succulents cookies et autres douceurs concoctées par les jeunes du foyer, c'était un vrai régal pour le public intimiste (une cinquantaine de personnes) mais heureux de cette soirée au décor soigné.

 

 

 

" Dans l'intérpretation de Kristina Kuusisto il y avait du feu, passion et de l'emotion et aussi des explosisions dramatiques, qui ont motivé l'energie et des reactions de l'orchestre." 

  Heikki Helenius, Aamuposti 28.02.09

 

"Ett mycket starkt intryck gjorde Kristina Kuusistos solospel pa bandoneon i tva soloverk av Astor Piazzolla. Man fick faktiskt intryck av att solistens restlösa satsning ocksa stimulerade orkesterspelet."

 Reidar Sunnerstam, Norrköpings Tidningar 06.03.07

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